Le vannetais vivant aujourd'hui
Ar gwenedeg bev bremañ

 

Les conférences de Daniel Carré

Après celle donnée à Rennes le 12 décembre 2016, les conférences de Daniel Carré, relatives à la correspondance avec son épouse Loeiza durant ces 5 années d'août 1914 à février 1919, auront lieu à Vannes, Ti ar Vro Gwened, 3, rue de la Loi, le 16 décembre à 20h30, puis à Quimper, Ti ar Vro Kemper, le 11 février à 14h30, à Brest, librairie Nadoz Vor, rue Jean Jaurès, à 17h30 en français et à 19h30 en breton.

Extrait de la conférence de Rennes:

 

Novembre 2016, courrier du sergent Louis Henrio

Deux ouvrages disponibles en ligne aux éditions TIR:

http://www.brezhoneg.org/fr/maison-d-edition/catalogue-tir

...disponibles également dans n'importe quelle librairie bretonne ou par commande dans n'importe quelle librairie.

 

 

Après la parution du Tournant de la Mort, son journal de guerre, ce volume propose plus de 600 correspondances adressées par ce même Loeiz Herrieu (1879-l953) à Loeiza, son épouse. Parmi les milliards de lettres échangées durant la Grande Guerre, celles du sergent L. Henrio - Loeiz Herrieu pour les brittophones - méritent, à plusieurs titres, une attention particulière. Elles constituent la plus volumineuse, la plus suivie des correspondances de guerre conduites en breton, la plupart des bretonnants rédigeant surtout en français. Elles sont la face intime absente du témoignage public tel que l”homme lui-même l'avait livré plusieurs années après la fin du conflit. Daniel Carré, en fin connaisseur du monde de la Grande Guerre et de Loeiz Herrieu, donne ici la traduction de l'intégralité du courrier conservé ; un corpus impressionnant qui, mis en perspective et contextualisé (événements, personnes citées...), nous introduit dans l'univers de Loeiz et des siens. Des événements relatés dans le journal, le courrier ne livre que des échos. On découvre ici la famille, la gestion de l'exploitation à distance, le va-et-vient des nouvelles... L'homme Henrio, en s'y dévoilant à son épouse dans une langue qu'il maîtrise parfaitement, nous apparaît en pleine lumière, au-delà de la pudeur et des attitudes convenues. On y voit son sens du devoir, son amour des siens, son inébranlable volonté, la constance du chrétien... On y suit surtout la mise en oeuvre de la stratégie de la forteresse intérieure qu'il développe pour résister à l'univers de la guerre et survivre debout. Une correspondance de guerre peu ordinaire publiée sous un titre - Et nos abeilles ?...- qui l'est tout aussi peu, mais qui résume l'une des principales préoccupations du Barde-Laboureur exilé et soldat : pouvoir, à l'exemple des abeilles qui, au printemps et comme à l'appel du devoir, se remettent à l'ouvrage malgré la rudesse de l'hiver, reprendre son action en Bretagne.


Daniel Carré professeur certifié de breton et d'histoire-géographie, (ER), a consacré sa thèse de doctorat à Louis Henrio - Loeiz Herrieu, un paysan breton dans la Grande Guerre. Analyse de sa correspondance avec son épouse - qu'il a soutenue à l'université de Rennes 2, Haute-Bretagne en 1999. Depuis, Daniel Carré consacre l'essentiel de sa recherche à contextualiser et à livrer au public (publications, articles, conférences...) les diverses facettes de l'oeuvre de Loeíz Herrieu en lien avec la Grande Guerre.

Les textes bretons de ces lettres font l'objet d'un volume à part:

El levr-mañ ez eus kinniget ouzhpen 600 lizher pe gartenn kaset gant Loeiz Herrieu (1879-1953) da Loeiza er Meliner, e wreg; da lavarout eo brasañ dastumad lizheroù skrivet e brezhoneg kaset d'ar gêr eus talbenn ar brezel-bed kentañ. Al lizheroù-se a ranker lenn a-benn dizoloiñ personelezh ha temz-spered ar Barzh-Labourer, a-benn kompren war betore diazez eo bet savet e skridoù brezel all, Kammdro an Ankoù (Al Liamm, 1994) en o mesk. Ma oa tonkad an deizlevr brezel-mañ bezañ embannet ha lennet gant an holl, al lizheroù d'ar gêr, int, a zalc'h gant un danvez prevez, ul live all: hini an darempred etre daou bried e karantez an eil gant egile, hini an darempred etre un ozhac'h hag e wreg o kas labour pemdeziek ar menaj war-raok. Er stumm galleg e kavo Yann Lenner kement a zo ezhomm a-benn monet pelloc'h eget ar skridoù o-unan. A-drugarez d'ar c'hinnig heverk graet anezho gant Daniel Carré, e vo tu lec'hiañ anezhe en o amzer.


Daniel Carré bet kelenner brezhoneg hag istor-douaroniezh en eil derez, en devoa gouestlet e labour tezenn da Loeíz Herríeu ha harpet e studiadenn war danvez ar braz eus al lizheroù kinniget amañ. Difennet e oa bet e dezenn gantañ e Skol-Veur Roazhon 2, e 1999. Abaoe e talc'h Daniel Carré da labourat war oberenn ar skrivagner hag ar Brezel Bras.


Daniel Carré professeur certifié de breton et d'histoire-géographie, (ER), a consacré sa thèse de doctorat à Louis Henrio - Loeiz Herrieu, un paysan breton dans la Grande Guerre. Analyse de sa correspondance avec son épouse - qu'il a soutenue à l'université de Rennes 2, Haute-Bretagne en 1999. Depuis, Daniel Carré consacre l'essentiel de sa recherche à contextualiser et à livrer au public (publications, articles, conférences...) les diverses facettes de l'oeuvre de Loeíz Herrieu en lien avec la Grande Guerre.

Septembre 2015, Loeiz Herrieu est sur quatre nouveaux... fronts :

 

 - Le site de la Main de Massiges : http://www.lamaindemassiges.com/       Chercher dans Carnets de Guerre

 - le web-doc de Bretagne Culture Diversité : A bientôt de vos nouvelles  http://bcd.bzh/

 - Ouest-france Lorient du mardi 8.09

 - Ar Brezel Bras, ouvrage scolaire (3° et lycées des filières bilingues) publié par TES-CRDP de Rennes : http://canope.ac-rennes.fr/tes

2014 a viz du: Kammedro an Ankoù troet é galleg gant Daniel Carré embannet é ti TIR

Novembre 2014: Le tournant de la mort est traduit du breton en français par Daniel Carré aux éditions TIR

Louis Henrio (1879-1953), mobilisé dès le 2 août 1914, ne sera rendu aux siens et à la Bretagne qu'en février 1919. Durant toute la durée du conflit, le caporal, puis sergent-fourrier (plus connu sous la forme bretonne de son nom: Loeiz Herreu) a tenu un carnet quotidien. De ses notes qu'il reprend au début des années 1930, il forge Kammdro an Ankoù, un journal de guerre qui est une oeuvre marquante de la littérature en langue bretonne du XXè siècle. Son témoignage (personnel, éloigné des banalités convenues) nous entraîne en particulier au coeur de la vie quotidienne d'une compagnie de "pépères". La réécriture lui a permis une vision plus distanciée de la guerre dont il montre l'absurdité, la violence, la misère et la négation de l'homme; elle a aussi fourni à Loeiz Herrieu, engagé dans le mouvement autonomiste de l'entre-deux guerres, l'occasion d'apporter des éléments de nature à conforter sa vision militante de la Bretagne.
Le Tournant de la Mort en est la première traduction française destinée au grand public. Daniel Carré y a ajouté des notes qui permettront de mieux situer l'auteur et son journal, de faciliter la compréhension de l'univers de la Grande Guerre.

 

1985 – 2015 : Trente ans du Cercle Sten Kidna

Cercle Sten Kidna- Kerlenn Sten Kidna

La Maison de la culture et de la langue bretonne - Ti sevenadur ha yezh breizh - Ti douar Alré

Kerlenn Sten Kidna Pluvigner

 

Ouest-France Lorient du mardi 8.09.2015

Massiges

Le site de la Main de Massiges

À bientôt de vos nouvelles

Correspondance de 8 poilus bretons pendant la Grande Guerre - Le WebDoc de Bretagne Culture Diversité

Ar Brezel Bras

Ar Brezel Bras, ouvrage scolaire (3ème et lycées des filières bilingues) publié par TES-CRDP de Rennes

Kammedro an Ankoù

2014 a viz du: Kammedro an Ankoù troet é galleg gant Daniel Carré embannet é ti TIR

Novembre 2014: Le tournant de la mort est traduit du breton en français par Daniel Carré aux éditions TIR

Louis Henrio (1879-1953), mobilisé dès le 2 août 1914, ne sera rendu aux siens et à la Bretagne qu'en février 1919. Durant toute la durée du conflit, le caporal, puis sergent-fourrier (plus connu sous la forme bretonne de son nom: Loeiz Herreu) a tenu un carnet quotidien. De ses notes qu'il reprend au début des années 1930, il forge Kammdro an Ankoù, un journal de guerre qui est une oeuvre marquante de la littérature en langue bretonne du XXè siècle. Son témoignage (personnel, éloigné des banalités convenues) nous entraîne en particulier au coeur de la vie quotidienne d'une compagnie de "pépères". La réécriture lui a permis une vision plus distanciée de la guerre dont il montre l'absurdité, la violence, la misère et la négation de l'homme; elle a aussi fourni à Loeiz Herrieu, engagé dans le mouvement autonomiste de l'entre-deux guerres, l'occasion d'apporter des éléments de nature à conforter sa vision militante de la Bretagne.
Le Tournant de la Mort en est la première traduction française destinée au grand public. Daniel Carré y a ajouté des notes qui permettront de mieux situer l'auteur et son journal, de faciliter la compréhension de l'univers de la Grande Guerre.

Thèse de doctorat

Antony HEULIN a soutenu sa thèse de doctorat le 21 Novembre 2014 à l'université de Haute Bretagne de Rennes 2

Ar marv e oberennou yann-ber kalloc'h ha loeiz herrieu.

"La mort dans l'oeuvre de Yann-Ber Kalloc'h et Loeiz Herrieu - Analyse de l'idée de la mort dans les poèmes de Yann-Ber Kalloc'h écrits pendant la Première Guerre mondiale et dans le récit de guerre Kammdro an Ankoù, (le Tournant de la mort) de Loeiz Herrieu."

Directeur :  Gwendal Denis

 

Journée d'étude "Autour du vannetais"

Le vendredi 13 décembre 2013 au Centre de Recherche Bretonne et Celtique de l'UBO à Brest eut lieu une journée d'étude "Autour du vannetais".

 

La matinée fut marquée par les interventions de:
- Mélanie Jouitteau, Les pronoms impersonnels en breton vannetais
- Antoine Chatelier, Le vannetais dans les traductions de l'introduction à la vie dévote
- Erwan Le Pipec, La palatalisation vannetaise (pourquoi et depuis quand les vannetais parlent-ils "tcheu-tcheu"?)

L'après-midi fit la part belle à Loeiz Herrieu:
- Daniel Carré, La correspondance de L. Herrieu avec son épouse entre 1914 et 1919, considérations stylistiques
- Antony Heulin, Loeiz Herrieu, de la langue populaire à la langue littéraire
- Patrick Le Dréan et Fanch Postic, Présentation du travail d'indexation du fonds Herrieu et de documents issus des archives personnelles de Loeiz Herrieu

 

 

Loeiz Herrieu en e bark





Tri-ugent vlez zo e varve Loeiz Herrieu
07 / 06 / 2013 : un evezhiadenn get Daniel Carré embannet er "Ya".


D’an 22 a viz Mae 1953 e varve Loeiz Herrieu en Alre. Kuitaat a rae ar bed d’an termen ha get an amzer ma c’hoantae en ober : De gourz kaer er bokedeu… Un deùeh kaer a viz Mae… Pe vè er benal é bleu.(*) Degouezh ? Arouez ?
 
D’ar 25, lun ar Pantekost, d’an deiz ma oa bet interret, e oa atav kaer ha spis an amzer ; ken brav ma nijas soñj meur a unan, e-pad ma oant éc’h ambroug relegoù Loeiz betek ar vered, e pardon bras Toullfoenn, pardon ar sonerion ha yaouankiz ar vro e Kemperle ; Kemperle lec’h ma en doa an den en em roet da Vreizh ha d’ar Gorsedd e 1900… Degouezh pe arouez atav ?
Dirak ar c’harr-kañ e kerzhe un tregont beleg bennak, an aotrounez Baron, vikel-bras Gwened, ha Falc’hun, kelennour e skol-veur Roazhon en o-zouez. A-dreñv, goude e intanvez hag e vugale, e-mesk ar gerentaj hag an amizion, e tae oc’hpenn un emzavour brudet : Langleiz, Drezen, Even, Mocaer, Ar Moal, Ronan Huon, Sten Kidna, Per Loisel, Job Jaffre… Kalz a dud a-benn ar fin evit un den na oa ket ag An Alre anezhañ, na oa ket ken anavet-se e kêr, evit lâret mat. A-dra-sur e oa bet meur a unan éch ober soñjoù dirak an interramant é tremen : ne oad ket aze é kas ur Yannig Kolleanv bennak d’an douar. Koulskoude ne oa bet netra, pennad kañv ebet er c’hazetennoù pemdeziek…  Na ne vo an deizioù goude naket…
Ned eo ket hor soñj danevelliñ amañ buhez, labour, soñjoù Loeiz Herrieu. Gwelomp kentoc’h petra zo kaoz dezhañ?–?ha eñ bet apostol an natur hag ar maezoù, barzh ha peizant?–?bout aet da echu e vuhez e kêr. Peadra a zo d’en em c’houlenn pa weler an hent a zo etre c’hoantoù uhel ar barzh ha gwirvoud bresk ha dilufr disoc’h e vuhez. Ned eo ket Ar vantell flour er man dous e varvo. Ne vo ket interret Pell doh er béredeu tud ré lan a vrazoni. N’en do ket Liùaj kant bokedig biù de gaerrâd  [e] hlazenn : n’en do en-dro d’e vez ken nemet er bokedeu divuhé, er bodeu touzet mad na brize ket neoazh. Petra zo en em gavet ? Lostad ar brezel… Gwelomp kentoc’h.
E 1949 e oant daet da chom d’An Alre, e vaouez ha eñ, en un ti o doa feurmet e straed Duguesclin ; e rue du Déclin, èl ma lâre Loeiz… Straed an diskar ! Degouezh pe arouez, ur wezh oc’hpenn ? Biskoazh ne fehe bout bet kavet atav gwell anv da gouchiñ get stad an den : kollet en doa an dachenn er mage, an ti el loje hag an ti lec’h ma en doa tremenet e vugaleaj, al levrioù hag ar paperioù a vouete e spered, ar gelaouenn Dihunamb lec’h ma tisplege e soñjoù, e enor dirak e genvroiz, e wirioù keodedel. Lakait da heul ur yec’hed gwannaet, ur spered diaesaet ha c’hwervaet, diaezamantoù er familh, ar santimant bout kollet er bed nevez ganet diàr ar brezel, ar barradoù anken é sourriñ àrnañ dirak an dazoned… Nag a eostad pa vêr erru da 70 vlez ! Na bravet ur gounid goude ar blezadoù labour tenn bet kaset evit ar vro hag ar yezh abaoe oc’hpenn daou-ugent vlez?! Dismantroù, ludu, dizenor, disprizañs a-berzh ar braz ag e genvroiz… Un druez !
D’an 10 a viz Eost 1944 e oa bet ret dezhañ kuitaat e di er Gêrnevez St-Karadeg : daet e oa ur bagad “patrioted” yaouank da welet ma oa “re Loeiz Herrieu” er gêr ; tennet o doa àr an ti hag er park a-dreñv, a-dreist ar radenneg lec’h ma oa kuzhet Loeiz. Engortoz e oad a gement-se, ha fondet e oa an tiad abaoe un nebeut deizioù dija : aet e vaouez ha lod ag ar vugale da St-Yann-Brevelay davet ar person, an aotrou Buleon ; aet ar baotred koshañ àr an hentoù da glask mignoned feal da reiñ repu dezhe. An holl é klask treiñ diàr ar gwall bet grataet meur a wezh dezhe, da “re Loeiz Herrieu”  a-hed ar mizioù kent. Chom kuzhet e-pad un nebeut deizioù, amzer da welet penaos e troay an traoù, get piv e tegoueho ar galloud ; chom bev da c’hortoz ma vo lakaet ul lezenn bennak da dalvout en-dro…
Biken ne zistroo Loeiz d’ar Gêrnevez ; en harlu e chomo betek e varv. E-pad 20 miz e vevo kuzhet, dispartiet groñs a-zoc’h e re ; ur prantad trist, teñval, leun a c’hlac’har hag a zizañspoar. A drugarez da Jean Choleau, e gansort kozh ha feal, e kavo  bod e Gwitrev, e La Guilmarais, un ti evit ar re gozh dalc’het get leannezi. Eno e tremeno “Monsieur Louis” un 20 miz bennak èl mevel mil micher : ober koad, torriñ douar, aoziñ  kozh kastolennoù ha kozh kadorioù, samelliñ botoù al leannezi, liviñ sent plastr ar chapel… E goumanant eo : boued ha gwele en ur gamprig dister evit al labour graet,rak blank ebet n’en deus ket.
D’ar 7 a viz Ebrel 1946 e lenn àr ur gazetenn bet degaset dezhañ da Witrev emañ bet barnet da 20 vlez gouriz plouz get Kambr Geodedel Roazhon; dre ma talc’h e dud da lâret ne ouiont penn ebet dezhañ a-c’houde Eost 1944 n’eo ket bet posupl kas dezhañ ar galv da zonet dirak al lezvarn. Sklaer eo an tamall : bout bet ezel ag ar PNB (difennet hervez lezenn e 1939) e-pad ar brezel, ha bout diskouezet dre e emzalc’h eo bet evit an enebour hag a-enep d’ar Frañs.
Nebeut goude e tistroo an den da Vreizh-Izel, da Sarzhav lec’h ma en em gavint arre, e vaouez hag eñ, e lojeris prestet dezhe get mignoned. Diaes e chom o stad neoazh : atav eh eus repuidi er Gêrnevez ; ansavet eo bet get ar velestradurezh e oa bet preizhet, laeret an danvez en ti hag en dachenn met ag an digoll grataet (“dommage de guerre”) ned eus liv ebet evit c’hoazh. Loeiz, forc’het mad eo ag e wiriou a geodedour, ne c’hell perc’henniñ netra na dougen klemm e nep feson e afer an dachenn, e afer e levraoueg dismantret. D’ar 15 a viz Genver 1952 e vo digabestret, lamet ar c’hastiz diàr e chouk en arbenn ag al lezenn votet ur blez kent. Doc’htu en em c’houlenn penaos sevel Dihunamb en-dro… N’er goar ket met ne chom dezhañ ken nemet 16 miz da veviñ.
Kavet e vo lod da lâret : “Kollabo eo bet… Vae victis !”. N’em eus graet amañ ken nemet degas fedoù da zispleg perak ha penaos e varvas ar Barzh Labourer pell ag e barkoù, pell ag an natur en doa kanet kement. Un deiz bennak e taimp àr an traoù arall.
 
D. Carré

Daniel Carré y a ajouté des notes qui permettront de mieux situer l'auteur et son journal, de faciliter la compréhension de l'univers de la Grande Guerre
 
(*) Da gourz kaer er bokedeu.  Dasson ur Galon, L. Herrieu. Embannadurioù Dihunamb, 1957

 

 

 

Diwall er festival

Setu un abadenn n'eo ket ordinal: dreist-ijineg! Ur blijadur eo doc'h chelaou komz gwenedeg a vro Langidig! Keit d'hé welet: Hoarivari . Ha ma n'eo ket moian, goulennet sikour gete!

Voici un spectacle pas banal: génial! C'est un plaisir d'entendre parler le breton de Languidic. Allez les voir! Ou, si ce n'est pas possible, n'hésitez pas à faire appel à eux pour un spectacle à organiser.

Diwall er festival

 

An tudennoù

Penn-soner Lokoal : Gérard Le Gleup, lezanvet Gégé.
Penn-soner An Alre : Yann Bodezeg
Penn-soner Kemper : Joël Bourdig, lesanvet Jojo
Penn-soner Cap Caval : Stephane Mollet, lezanvet Le Bigout
Penn-soner Kerlenn Pondi : William Le Roc'h, lesanvet Rocky

Komiserez : Anna Le Miledeg
Enseller : Fanch Frifurch
Peul : Jean-Louis Peul
Soizig Billerbet : ar varc’hadourez pesked
Yvonig toulleg : plac’h ar festival
Per Pilhot : prezidant ar festival

Killian Lideg : mignon Yvonig
José Calloc'h : animatour mirdi Groe
Lionel Buannig : kazetenner meur e TV An Oriant
Bruna Klasflaou : kazetennerez e TV An Oriant
Robert Ar Vintri : Maer An Oriant

Diwall er festival


Leurenn 1

Ar sul

DVD : an dibunadeg vras
Pav !
Trouz an ambulañs ;
Ur penn soner lazhet astennet àr ar leurenn ;
Ur poliser a denn fotoioù ; daou arall a lak ar c’horf àr ur gravarc’h.

Divis etre ar gomiserez ha? in seller Frifurch.

Frifurch : Aioù, ai où ai où piv en dehe kredet ? Penn soner Lokoal lazhet èl un hoad kartoñs e foar An Hen Bont !

Komiserez : Arrestit ’ta ! Hennan zo un termour … N’eo ket ar mare da glemmichal. Bremañ e vo ret lakaat ar labour à ar stern. Petra ’sonjit c’hwi ag an afer-mañ ?

Frifurch : Ben, ben … Ne ouian ket me, n’on ket me ur chef.

Komiserez : Ale, prosedomp èl kustum : anv, micher, chomlec’h, hag ‘all, hag ‘all, hag ‘all, darempredoù ha testenioù.
( toull )

Ale ! ‘deus ket amzer da goll!!!
C’hwi zo é c’hortoz ma vo kollet ar roudoù ?

Frifurch : Ya, ya !

____

leurenn 10

Ar gwener

Er c’homiserdi : ar gomiserez, an inseller, ar peul.........
Berc’h er c’homiserdi. Gwelet’vez emañ degouezet un dra bennak grevus tre.
Komiserez : Peul ! Kit da glask Yvonig Toulleg marplij…

Un huanad bras
Peul a ya d’he c’hlask.

Yvonig : A ben, n’eo ket re gourz ! Hag ar lein ? Laosket’vez an dud da grevel amañ !

Komiserez : Stop ! Azezit ha tavit … Chit chit ha ne huchit ket marplij…
O drouk penn’m eus !

Yvonig : A ! Drouk penn ho peus ? Bet oc’h bet é riboulat marse get Robert Ar Vintri er « C’lub K »….. Hag ar champagne a oa mat ? Met degas a ra drouk penn !

Komiserez : Trawalc’h ! Ma kredit-c’hwi am eus amzer da riboulat er mare-mañ !
Betak ‘men e yay an afer-se ? Pegoulz e achuay?
Frifurch, piv en dehe gellet lakaat ur vombezenn àr ar leurenn ?
Ur vombezenn, n’em rentit kont ?
Hag evit dismantr ur bagad !
Bagad Lann Bihoue !

Yvonig : Heñ ? Bagad Lann Bihoue ?, Petra ?
Pa soñjan am boa prenet ma bilhet evit monet d’o gwelet. Eürusamant ho poa ma laket b’an toull !!! Sovet ho peus mam buhez !
Met … Tud lazhet zo bet ?

Frifurch : Pa, pas ! N’eus ket bet ! Ar vombezenn he deus tarzhet àr ar leurenn just araok en doa dibouket ar Bagad.

Peul : Ur leurenn nevez flamm !

Per Pilhot a zibouk, arajet…

P.P. : A, Komiserez ! C’hwi an hani eo a faote din gwelet…
Petra ‘ ra ar polis ? Skeudenn brasañ Breizh ! Les nuits celtiques, les Champs Elysées,.
Mediaoù ar bed a-berzh a zo àr ma c’hein : Katar, Ousbekistan, Lichtenstein, Afrika ar Su… hep komz a Ouest-France !

Yvonig : Piv eo hennezh ? Ur sapre « krevennad » en deus da skolpiñ.

P.P. : Hag ouzhpenn kement-se ho peus serret unan amañ n’hella ket bout kablus, c’hwi a wel, un gwalldaol arall zo degouezet ! Ha tout an dud a ouia peogwir emañ bet lâret b’an tele ! Un aer fin ho peus tieñ !

Yvonig : Un aer fin, ya ! C’hwi ouia piv o deus serret ? Me !

P.P. : Honnezh ?

Komiserez : Dieubit-he bremañ ; prouennoù, ‘deus ket, diskred zo àrnezhi sur… met n’hellomp ket he gouarn muioc’h, achu eo he « garde à vue ».

Frifurch a gemer ar plac’h dre he brec’h evit he lakaat da siniñ he faperioù hag he lakaat er maez!

Yvonig é kanal : sonenn Manu Chao

P.P. Honnezh en em zivrouilh ; moian’vehe dezhi kanal e Breizh akademi.
Met n’eo ket evit kement-se eh on daet amañ.
Ha neuze, komiserez, petra zo en ho soñj gober ? Chom ho tivrec’h kroazet hag ho fri e-barzh ho paperioù ?
Betek ‘men e vo ret d’an deroristed monet evit ho lakaat da fichal ?

Komiserez : Ur banne kafe ho po ?

P.P. : Ya, vat a ray, d’ober ‘m eus …

Peul a servij dezhañ un tasat kafe ;
Peul : Un tamm sukr ‘ po ?

P.P. Opalapala ! Tamm sukr ebet evidin-me ! Me zo tapet get kleñved ar sukr, get an diabet koa !

Komiserez : A ! An diabet ? Grevus eo ? A-c’houde pell eh oc’h tapet get ar c’hleñved-se ? Afer ‘peus a lousoù ?

P.P. : Bout zo berped insuline ganin a ma sakod e ken kaz …
Petra zo en ho soñj gober ?

Komiserez : N’on ket-me ma unan àr an afer bremañ. Degouezet eo e ker « cellule antiterroriste » ar mitin-mañ. Ha boneur am bo ma n’on ket kaset d’an nord, Bergues marse !

P.P. : N’ho peus ket mui susped ebed ?
N’eus ket kalz a labour d’ober amañ ma eh eus amzer da c’hoari scrabble !

Frifurch : Hen ? Scrabble ? Perak e lârit an dra-se ?

P.P. : Ben ! Aze ! Kilt ! K.Y.L.T. Anat eo !

Frifurch : K.Y.L.T. met kilt a vez skrivet get un I

P.P. : A, ya, gwir eo!!! Met sur ‘ oc’h ?

Frifurch : Ya, sur ‘ on, ya.

P.P. : Mard ’ oc’h sur, lâromp e vez skrivet get un I, Ya.
Met bon, n’on ket bet mat biskoazh evit ar reizhskriv, me. Evit lâret ar wirionez, n’on ket bet biskoazh unan evit skriv, farioù ganin berped. Ha neoazh e oa mestrez skol ma mamm, hag ur pezh a vaouez … Hi a oa stert ganeomp ; dija d’an amzer-se e oa gwisket g’ur lavreg, ‘peus ket ‘met soñjal !

Komiserez : Ar reizhskriv, ar reizhskriv, traou arall zo er vuhez ! En desped d’an dra-se eh oc’h daet da vout rener ar festival memestra. Surawalc’h e oac’h tuet douzh ar muzik ?

P.P. : Tamm ebet ! Ha n’eo ket dre forzh easeiñ ! Ma mamm a oa sot get an delenn . He doa prenet unan din . Graet’m eus ma seizh gwellañ met n’on ket daet da benn biskoazh. Ne gomprenan ket perak en em dorre ar c’herdennoù ganin. ‘M eus o gouarnet dam ! Ne vez ket biskoazh gouiet, gellout a ra servij !

Frifurch : Peus o gouarnet ?
Frifurch hag ar gomiserez a sell unan douzh egile……..

P.P. : Me zo ‘el ma zad ; ne daolan ket netra; gouarn a ran pep tra.
An timproù ‘el tout an dud, ar bontoù, ar soudarded plom, pistolennoù, krogennoù maligorned mem pa oan bihan ; pa oa ur bern ganin, me o lake en dias ag ar skalier hag e sailhen àrnezhe; plijout a rae din ur bochad an trouz pa dorre ar c’hrogennoù ; un trouz él trouz an eskern pa vez flastret un den get un oto.
Kartennoù post ivez ; me zo sot get ar c’hartennoù post ; bout’m eus tout ar re a sell douzh ar Loc’h Ness ; ijinit : Ar Loc’h Ness, get ur piper gwisket get ur c’hilt é soniñ e-tal ar lenn.
Du ar lenn, du an neñv, du ar manezioù ha du ma soñjoù. Du ‘el sae ma meme pa oa hi é terc’hel ur c’hoop e Lanveur. Honnezh a oa ur pezh a vaouez ; jentil e oa ; rein a rae madigoù din ; met bremañ, ar c’hoop, nend eus ket mui anezhe ! Gwell eo d’an dud monet d’ar gourmarc’had ! Setu perak eh an-me d’ar c’hoop, ar c’hoop bio peogwir n’eus ket mui ag ar re ‘rall.
Ba coop ma meme e veze gwelet a bep seurt tud. Soñj a ran ba ur vaouez yaouank, Mari Fav Fav e veze gwraet anezhi, ; honnezh a oa ur vrav a vaouez, fichet kaer ; ne oa ket ur chorenn ! Bemdez un hiviz distennet a-feson, hag ur vrozh ! Me ‘lâr deoc’h!
Ken brav ‘el ur c’hilt ! Ur vrozh redennet … Soñj a ran pa arrue bep mitin da glask ur litrad laezh e welen ar lusk hag ar liv, lusk ha liv ar vrozh dirak man daoulagad dispourbellet ; sevel a raen bep mitin evit he gwelet, sellet douzhti é arru a-bell ha tostaad get he brozh ; ‘m eus ket ankouaet ; ha mem bremañ pa n’hellan ket kousket e soñjan enni hag e tan da vout sioul en-dro.

Komiserez : Ha c’hwi ‘peus kousket mat an noz-mañ ?

P.P. Ya, kousket mat am eus ; ba ma huñvre am eus gwelet kiltoù, kiltoù, kiltoù e leizh ; mem gwazed bagad Lann Bihoue ‘ oa gwisked get bep a gilt …

Frifurch : Ha penn sonerion ar bagadoù, c’hoant ho peus e wiskehent kiltoù ivez?

P.P. Netra d’ober gete ! N’asantont ket … Netra d’ober e lâran deoc’h ; ret e vehe o lazhiñ evit o lakaat da gompren ; ha c’hoazh ! Mem marv n’int ket evit kompren !
Met … Perak e c’houlennit an dra-se ganeoc’h ?

Per Pilhot a dap pistolenn ar gomiserez hag a sortia geti….

P.P. : Kiltoù, kiltoù, kiltoù e-leizh
Bagad Lokoal, Bagad Kemper, Bagad Cap Caval, Bagad An Alre, Bagad An Oriant ...

Klevet e vez un tenn pistolenn a-dreñv ar leurenn

ACHUMANT

Quistinic et le souvenir du barde Loeiz Herrieu



Quistinic, devenu un haut lieu de la spiritualité bretonne, a célébré avec dignité, dimanche dernier, le souvenir du barde laboureur Loeiz Herrieu.

Celui qui dirigea pendant trente cinq ans la revue Dihunamb en des climats tour à tour heureux et difficiles est mort à Auray en 1953, comme il l'avait souhaité en l'un de ses poèmes « au temps où fleurissent les genêts par une belle journée de mai, à la tombée du jour ».

Il avait 74 ans... .

Le vingtième anniversaire de sa disparition a été marqué précédemment lors d'une soirée organisée par le Cercle Culturel de Lorient.

Pour l'Etat Civil, elle est Mme Louise HENRIO. Pour les, bretonnants, elle se nomme Loeiza Er Meliner, (NDLR: Vedig an Evel) la compagne de Loeiz Herrieu, barh labourer" barde laboureur, ancien directeur de Dihunalmb. Comme lui, elle restera "l'un de nos meilleurs écrivains du dialecte vannetais .

A Quistinic, la célébration a eu l'accent de ferveur populaire qu'aurait pu souhaiter l’homme dont toute l’existence fut celle d’un paysan comme les autres, avec en plus l'inflexible, volonté de magnifier nos traditions familiales et rurales en se servant de la langue de nos ancêtres.

Pour comprendre le caractère de l'homme, il paraît bon de rappeler qu'il fit toute la guerre de 14-18 sans jamais solliciter un jour de permission . Qui dit mieux ?

Devenu un écrivain aux qualités solides et brillantes à la fois, il a été reconnu comme une des autorités du monde celtique. Correspondaient avec lui les plus éminents celtisants du monde entier, d'Allemagne, comme de Grande-Bretagne et de l'Amérique. Il a laissé quelques livres, mais son œuvre essentielle est celle qui se trouve consignée dans la revue Dihunamb dont l'influence a été considérable et durable.

De tout ceci on s'est entretenu avec tout le respect que l'on doit à un militant sincère et désintéressé au cours de cette journée de Quistinic. Elle a été marquée d’abord par une messe en breton comme de juste, qui avait attiré en l'église paroissiale une assistance considérable et recueillie.

Elle a été célébrée par M. l'abbé Mériadec Henrio, recteur de Locoal, un des cinq fils du barde ; le recteur de Quistinic, M. l'abbé Blanchard, a prononcé une homélie qui, en des termes d'une remarquable élévation, a souligné l'exemple donné et exalté après cela de l'âme bretonne, avec tout ce qu'elle recèle d'idéalisme généreux. Elle est prête à se manifester plus que jamais en un temps où l'on serait porté à redouter l'enlisement sous la poussée du matérialisme.

Après un repas en commun où chacun fit honneur au pot-au-feu servi selon la bonne tradition, une même nombreuse assistance participait aux vêpres. Des vêpres en breton, s'il vous plaît, c'est-à-dire. avec des paroles bretonnes sur des airs que l'on n'a pas eu encore le temps d'oublier, des psaumes de David . C'est quasi-sensationnel et beaucoup regretteront d'avoir manqué cela .

Enfin, il y eut la fête populaire qui fut parfaitement réussie. Un groupe de petites écolières interpréta des mélodies de manière ravissante et aussi des airs à danser qui entraînèrent la nombreuse jeunesse - les anciens aussi - en des rondes sympathiques. Autres danses chantées, mais avec accompagnement musical avec l'ensemble des Kistinidiz, digne émule du groupe Dir Ha Tan et dont la vogue commençe à s'affirmer. Et pour finir, comme de juste, des sonneurs de biniou pour accentuer le mouvement.

Cette journée aura fait chaud au cœur de tous ceux qui ont pris part à ce rendez-vous de Quistinic. Mais plus particulièrement à la famille de l'homme dont on avait célébré la mémoire. Elle était présente autour de celle qui fut la compagne du barde, Loeiza Er Meliner, toujours vaillante en dépit du grand âge.

Est-il besoin de rappeler qu’elle a été aussi comme son compagnon l’un de nos écrivains vannetais les plus sûrs ? Ne nous démentiront pas ceux qui ont suivi naguère les articles publiés sous le pseudonyme de Vedig En Evel, et surtout ce livre charmant qui s’intitule Ar Bont Er Velin (Sur le pont du moulin). Ces récits resteront de véritables morceaux d’anthologie.

"La Liberté du Morbihan"
8 novembre 1973

Public nombreux et intéressé à Loeiz Herrieu, barh-labourer



La soirée organisée par le cercle culturel de langue bretonne de Lorient, consacrée au barde Loeiz Herrieu, a connu un grand succès Dans la salle se côtoyaient des personnes ayant eu l'occasion de connaître Loeiz Herrieu et d'autres, plus jeunes, désirant le connaître à travers l'excellent montage réalisé par son fils Armel. Nous avons remarqué d'ailleurs Loeiza er Meliner, épouse du barde ainsi que ses enfants et petits-enfants.

Pour beaucoup, le nom de Loeiz Herrieu, reste lié à la revue vannetaise Dihunamb (Réveillons-nous!) qu'il fonda en 1905 et dont le 395ème numéro parut en 1944. Mais la première partie du montage nous présentait l'homme, fort attachant, né en 1879, il fut puni à 14 ans pour avoir parlé breton sur la cour de récréation: ce fut peut-être le départ de sa vie militante. Pour travailler en faveur du breton, encore colIégien, il écrivit un petit bulletin. Mais il préféra s'installer au Cosquer en Lanester, sur la ferme de ses parents, plutôt que de continuer ses études, et la série de diapositives nous montre un paysan audacieux, attiré par les expériences et techniques nouvelles, tout en respectant la nature. Il tient toujours dans ses poches un crayon et du papier pour noter ses réflexions au bout d'un sillon.

Ainsi, on le voit journaliste, poète, pèlerin infatigable qui parcourt la plupart des paroisses vannetaises pour donner envie aux Bretons de se cultiver dans la langue de nos pères et faire connaître « sa » revue Dihunamb qui tira jusqu'à dix mille exemplaires. En 1910, il « monte à Paris » pour enregistrer un disque.

D'autres diapositives nous font revivre la terrible fusillade du 10 août 1944 dans sa propriété de Guerneué en Hennebont, suivie du pillage de sa bibliothèque - riche de quatre mille volumes - et de la séparation d'avec les siens. 1944 fut aussi la fin de sa vie de militant actif. Il mourra le 22 mai 1953, à Auray, quand les genêts sont en fleurs, comme il avait écrit dans son poème, mais, grâce au travail de ses enfants, Dasson Ur Galon (Les résonances d'un cœur) paraît après sa mort, et Kammdro an Ankou, son journal de la guerre 14-18.

Le débat qui suivit cette proiection, animé par toute la famille Loeiz Herrieu, permit ensuite à chacun d'avoir de plus amples renseignements sur les différents aspects évoqués, et une exposition permit à tous de prendre connaissance des ouvrages de Loeiz Herrieu ou des ouvrages qui lui sont consacrés.

Une excellente soirée, par conséquent, d'information, et de formation, à l'actif de cette dynamique association, après la soirée consacrée, en langue bretonne, à Youen Drézen.

samedi 19 mai